5 questions à Jérôme Ducharme

Publié le : 6 septembre 2016

IC1_273-192Les 22, 23 et 25 septembre prochains, Jérôme Ducharme, guitariste classique, sera l’invité de Jean-Marie Zeitouni pour l’ouverture de la série I Concertini à l’Église Saint John the Evangelist. Avant de le découvrir sur scène dans une séduisante version pour guitare et cordes des Interludio I y II de Morendo Torroba et dans le poétique Concerto pour guitare et cordes de Jacques Hétu, I Musici vous propose une rencontre en cinq questions avec ce guitariste québécois au jeu éclectique.

1- La guitare est un instrument relativement commun, mais rares sont les concerts classiques où elle est mise à l’honneur. Pourquoi ?

Il y a plusieurs facteurs qui contribuent à la rareté de l’instrument dans les concerts : la guitare n’est pas utilisée comme instrument d’orchestre et a été boudée par la plupart des compositeurs les plus célèbres. On pourrait dire que les guitaristes évoluent dans un univers musical parallèle, on joue surtout dans des séries de concerts ou des festivals organisées par des sociétés de guitares.

2- En 2005, tu remportais le premier prix du concours international de la Guitar Foundation of America. Onze ans plus tard, avec le recul, qu’est-ce que ce prix a changé sur les plans personnel et professionnel de ta vie ?

Ce concours a été un point tournant dans ma carrière. Faisaient partie du prix l’enregistrement d’un cd et d’un dvd en plus d’une tournée nord-américaine. Je me suis fait de nombreux contacts qui me sont encore utiles aujourd’hui !

3- Comment s’organise ta double carrière de virtuose et de professeur à l’École de musique Schulich de l’Université McGill ?

L’horaire d’enseignement est assez régulier mais heureusement adaptable car les concerts ne tombent pas forcément pendant les vacances scolaires. Je me retrouve toujours à devoir remettre des leçons pendant la période des examens…

4- Quelle relation entretiens-tu avec le Concerto pour guitare et cordes de Jacques Hétu ?

J’étais présent lors de la création de l’œuvre en 1994, à Québec. J’étais déjà familier avec sa Suite op.41. J’ai été fortement impressionné par le concerto et depuis, c’est mon rêve de le jouer.

5- Quelles émotions t’habitent à l’idée de présenter la série de concerts Au rythme de la guitare en compagnie des musiciens d’I Musici et sous la direction de Jean-Marie Zeitouni ?

Justement, c’est un de mes rêves, un de mes objectifs de carrière, qui devient réalité ! En plus, je ne pourrais pas imaginer de meilleures conditions que de le jouer avec un ensemble et un chef de ce calibre.

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